
– Quelle est ton ancienneté dans la cie ?
« J’ai commencé à travailler avec Retouramont en 2009.
La première pièce que j’ai intégré était Clairière Urbaine: un duo en poulie avec Isabelle, une tyrolienne et une descente tête en bas… dans l’église Saint-Eustache, au coeur de Paris. C’était tellement beau ! »
– Quelle est ta formation initiale ? Et ton parcours ?
« J’ai été formée en conservatoire. D’abord en danse classique puis en danse contemporaine. De Rouen, à Nantes, au conservatoire supérieur à Paris. Rien ne me préparait à danser en l’air mais à la fin du CNSM, j’ai pris des cours de théâtre, de chant et de cirque. Le trapèze me plaisait bien!
J’ai commencé la danse aérienne avec la Compagnie Les Passagers en 2007. »
– Qu’est ce qui a fait que tu t’investis dans cette discipline ? Et qu’est ce qui te motive dans le travail au sein de la compagnie ?
« En commençant à travailler avec la Compagnie Retouramont, j’ai découvert de nouveaux espaces de jeu :
Les murs, la hauteur, l’air, le vide sous les pieds.
La danse verticale est exigeante physiquement, et le travail en baudrier fait mal.
Mais en même temps c’est comme si on avait des super pouvoirs.
J’aime le dépassement demandé et procuré par la danse voltige, aérienne, verticale : aller au-delà des limites de la gravité et voir le monde à l’envers.
Comme en escalade ou en yoga, il y a un point d’équilibre à trouver avec l’ego. L’immensité de l’espace et la difficulté du travail demande de la conviction et de l’humilité. Enfin, il y a la transmission, indispensable à la matière aérienne : la technique qui révèle la sensibilité. »

