
– Quelle est ton ancienneté dans la compagnie ?
« Retouramont, pour moi, c’est toute une vie.
Cela fait 28 ans que nous nous sommes rencontrés. »
– Quel est ton parcours et comment as tu découvert la danse verticale ?
« À l’époque, je venais de la danse contemporaine et je me suis retrouvée à danser dans les airs. Ma première expérience a été de créer un spectacle dans des arbres, et j’ai trouvé cela absolument merveilleux.
Depuis, il y a eu du chemin, des périodes de recherche, de découverte, de construction d’un vocabulaire de danse verticale, et la création de plusieurs spectacles. »
– Qu’est ce qui a fait que tu t’investis dans cette discipline ? Et qu’est ce qui te motive dans le travail au sein de la compagnie ?
« J’aime ce travail pour sa richesse. À chaque nouveau spectacle, il faut non seulement inventer, mais aussi s’adapter à des lieux différents, ce qui permet de rester constamment en création, en alerte, vivant et en harmonie avec l’architecture ou le paysage. C’est un travail d’équipe, avec l’autre et avec l’environnement.
Fabrice nous a offert un cadre, un socle et un esprit qui nous permettent de nous émanciper et d’être libres à l’intérieur de cette structure.
En ce moment, je travaille avec plusieurs compagnies et projets, mais Retouramont reste ma famille de coeur. »
Fabrice continue de rendre visible les femmes après 40 ans « sur scène ». Je suis très fière de travailler et d’être inspirée par mes collègues qui sont quasi où déjà sexagénaires.
Je crois qu’on a en chacune de nous de la puissance, de la force, de la persévérance, de la ténacité, de la vulnérabilité, de la fébrilité, de la sensibilité …
Tout cela m’émeut et m’élève à chaque fois que l’on se retrouve. »

