
– Quelle est ton ancienneté dans la Cie?
« Je travaille avec Retouramont depuis 2017. »
– Quel est ton parcours et comment as tu découvert la danse verticale?
« Ma formation est pluridisciplinaire : théâtre, danse contemporaine, musique, cirque…
Depuis une quinzaine d’années, mon exploration artistique est davantage nourrie de diverses pratiques aériennes telles que le tissu, la corde lisse, l’escalade etc.
J’ai découvert la danse verticale avec Retouramont lors d’un stage en 2016. »
-Qu’est-ce qui a fait que tu t’investis dans cette discipline? Et qu’est-ce qui te motive dans le travail au sein de la Cie?
« J’aime travailler en espace public et y développer une sorte de « lecture aérienne » des façades, monuments, agrès et dispositifs dans lesquels on va danser. Un peu comme en escalade lorsqu’on découvre et lit une voie.
Au delà du fait que c’est incroyable d’évoluer à plus ou moins grande hauteur et parfois sur des monuments absolument magnifiques, de chercher la plus grande liberté possible en défiant la gravité, cela représente une chance unique et un défi intense d’essayer de sublimer des espaces de jeu éphémères.
Dans la compagnie, nous sommes majoritairement des interprètes femmes et il y’a un vrai lien de confiance entre nous.
Fabrice continue de rendre visible les femmes après 40 ans « sur scène ». Je suis très fière de travailler et d’être inspirée par mes collègues qui sont quasi où déjà sexagénaires.
Je crois qu’on a en chacune de nous de la puissance, de la force, de la persévérance, de la ténacité, de la vulnérabilité, de la fébrilité, de la sensibilité …
Tout cela m’émeut et m’élève à chaque fois que l’on se retrouve. »

